Dans les Pyrénées, ces mines romaines datant d’il y a 1700 ans viennent d’être dévoilées par les chercheurs

21 Jun 2026 • 1:51 AM MYT
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Dans les Pyrénées, ces mines romaines datant d’il y a 1700 ans viennent d’être dévoilées par les chercheurs ©Shutterstock/

Les Pyrénées, l’un des massifs les plus fascinants d’Europe, n’ont pas fini de révéler leurs secrets. Une récente découverte archéologique met en lumière un vaste complexe minier romain resté enfoui pendant près de dix-sept siècles, témoignant de l’ingéniosité de l’ancienne civilisation.

Sur le versant espagnol des Pyrénées, dans la vallée de Cerdagne, un paysage marqué par d’étranges ravins et d’imposantes tranchées intrigue les archéologues depuis plusieurs décennies. Longtemps soupçonnés d’être les vestiges d’une activité humaine ancienne, ces reliefs viennent aujourd’hui de livrer leur secret. Une équipe de chercheurs espagnols a confirmé qu’il s’agissait bien d’un vaste système d’exploitation aurifère datant de l’époque romaine. Grâce à des techniques de datation modernes, les scientifiques ont pu démontrer que ces mines ont été utilisées jusqu’à la fin du IIe siècle ou au début du IIIe siècle après J.-C.

Une découverte exceptionnelle

Le site des Guilleteres d’All, situé dans la province de Gérone, présente des caractéristiques inhabituelles. Les chercheurs y ont identifié de longues tranchées artificielles, des fronts d’extraction et un immense cirque d’environ 300 mètres de diamètre. Selon leurs estimations, près de deux millions de mètres cubes de terre auraient été déplacés pour extraire les particules d’or contenues dans les dépôts alluviaux.

Cette découverte confirme que les Romains exploitaient de manière intensive les ressources aurifères des Pyrénées orientales. Le système reposait sur une technique hydraulique sophistiquée : l’eau était détournée et dirigée afin d’éroder les sols riches en sédiments aurifères. Les matériaux étaient ensuite transportés pour permettre la récupération du précieux métal.

La découverte revêt une importance particulière car elle apporte enfin une preuve archéologique solide à des hypothèses formulées depuis longtemps par les historiens. Des auteurs antiques, comme Pline l’Ancien, évoquaient déjà les richesses en or des Pyrénées, sans que leur exploitation à grande échelle ait pu être démontrée avec certitude.

https://www.youtube.com/watch?v=Qyzd99T3VEY

Une recherche méticuleuse

Les responsables de la recherche

Cette avancée scientifique est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de l’Université de La Corogne et de l’Université autonome de Barcelone. Leur étude s’est concentrée sur l’analyse des infrastructures hydrauliques présentes sur le site, notamment un ancien réservoir utilisé pour alimenter les opérations minières.

Les méthodes utilisées

Pour résoudre l’énigme de la datation, les scientifiques se sont appuyés sur les sédiments accumulés au fond d’une ancienne citerne. Les fouilles, menées entre 2010 et 2022, ont permis de mettre au jour un bassin de stockage de l’eau maintenu par un barrage en pierre.

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